Un bonbon sur la langue

Un bonbon ou plutôt une pâtisserie pour aujourd’hui, avant les fameuses bûches et autres sucreries de Noël

« Paris-Brest, croissant, mendiant… d’où viennent les noms des bonnes choses ? »

« Amis des mots, ça vous ferait plaisir, quelques sucreries ? Tenez, par exemple, vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les viennoiseries s’appellent « viennoiseries » ? Naturellement, c’est parce qu’elles viennent… de Vienne, en Autriche. Les premiers croissants auraient été popularisés à Paris par Marie-Antoinette, la reine que l’on appelait « l’Autrichienne », sans grande tendresse, en raison de ses origines. Le croissant a été inventé « pour fêter la fin du siège de Vienne par les Trucs, en 1683 » explique Clémentine Portier-Kaltenbach dans Les Secrets de Paris.

Si vous calculez bien, les croissants ont ainsi mis une centaine d’années pour arriver à Paris, puisque Marie-Antoinette d’Autriche a épousé le futur Louis XVI en 1770. Selon la tradition, s’ils ont cette forme, c’est pour rappeler le croissant du drapeau ottoman, et « si c’est aux boulangers que fut accordé le privilège de modeler ce symbole en pâte, c’est que, devant se lever de très bonne heure, ce sont eux qui auraient donné l’alerte, au moment où l’armée ottomane s’apprêtait à déferler sur la ville » de Vienne.

Bien sûr, il existe quantité de gâteaux d’origine française. Tenez, le saint-Honoré, cette couronne de choux caramélisés, est un gâteau bien parisien, créé en 1846 par un pâtissier de la rue… Saint-Honoré, évidemment !
J’aime aussi beaucoup l’histoire du paris-brest. C’est un pâtissier de Maisons-Laffite qui a inventé cet éclair en forme de roue de vélo en 1891, pour célébrer le passage de la course cycliste Paris-Brest-Paris devant son magasin.

Mais il fait chaud, par ici… Je vous propose une petite glace. Et pourquoi pas une délicieuse pêche Melba ? Elle a été conçue en 1894 par le célèbre cuisinier Auguste Escoffier. Il était tombé sous le charme de la voix de la cantatrice Nellie Melba et il a décidé de lui dédier un dessert. Quelques années plus tôt, ce mélomane gourmand avait déjà créé la poire Belle-Hélène en hommage à l’opérette d’Offenbach du même nom.

Et les profiteroles ? C’est pas mal non plus, les profiteroles : glace vanille, petit cou, chocolat fondu… J’arrête, je salive ! Les profiteroles étaient aux XVIe siècle littéralement de « petits profits », des boulettes en pâte cuite sous la cendre qu’on offrait parfois aux domestiques en complément de leurs gages. Le dessert du même nom est la création d’une autre grand pâtisser, Antonin Carême, au début du XIXe siècle.

Et pour finir, messieurs dames, avec le café, un petit mendiant au chocolat ? Celui-là aussi a un nom d’origine surprenante. Ce palet de chocolat surmonté de quatre fruits secs s’appelle « mendiant » par allusion à l’habit des quatre grands ordres mendiants : le raison sec pour la couleur des augustins, la noisette pour les carmes, la figue sèche pour les franciscains et l’amande pour les dominicains. Amis des mots sucrés, bon appétit ! »

Les Encours du 10 avec PassiFlore

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Il me semble que le 10/10 c’était avant hier… Pour une fois, ce mois, j’ai de la matière 😆

Comme les températures sont plus clémentes, j’ai retrouvé mon énergie. Allez, je commence en suivant mon canevas habituel.

Citation :
« Le chagrin fait disparaître toutes les consolations, sentiment d’insupportable, du manque, du malheur, du bonheur… »

Notre Amie Dame Uranie est noyée dans son chagrin et nos mots tellement inefficaces pour la consoler. Si tu nous lis, Marie-Paule, mille pensées à toi de la part de tes Amies et Aminautes 😻

Lecture :
Après « Nature humaine » de Serge Joncour, j’ai terminé un autre de ses romans « Chien-Loup » édité en 2018, que j’ai bien aimé.
J’ai terminé également « La carte postale » de Anne Berest ; je vous conseille de lire ce roman, après « Gabriële » des Sœurs Berest.
J’ai commencé sans trop d’entrain « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, toujours pour le Club de Lecture.

A venir, pour le Club de Lecture : « A la lumière de nos jours » de Clarisse Sabard, « Les cloches jumelles » de Lars Mytting, et sûrement « Le grand monde » de Pierre Lemaître et « Le goûter du lion » de Ito Ogawa…

Je « picore » dans « Un bonbon sur la langue » de Muriel Gilbert.

Tricot :
Gene a terminé, depuis quelque temps déjà, une de mes brassières. Merci Gene 😆 Je ne referai plus ce modèle, les coutures sur le haut des manches n’est pas du tout esthétique


Lundi, à l’Atelier Tricot, mon Amie Gene est repartie avec l’autre mini brassière en laine super fine et le petit gilet commencés avant l’été…
J’ai fini le châle bleu marine pour Mademoiselle Rose déjà envoyé et le mien en laine « camel ». Ca fait donc 3 châles !
J’attends de la laine pour commencer un châle à offrir à Noël et ma fille aînée aimerait un poncho pour télétravailler avec 19° dans son appartement.
En attendant, j’ai commencé une mini couverture pour un poupon, avec des restes de laine.

En plus du châle très vaporeux mauve de Gene, une Amie de l’Atelier Tricot avait apporté le sien, immense, rose poudré, élégant et très chaud à n’en pas douter. Merci Colette d’avoir participé au Challenge Tricot de PassiFlore. A priori, deux autres sont en cours mais les copines étaient absentes à notre séance Tricot/BlaBla de lundi 🙄

Je le redis, j’ai beaucoup aimé ces échanges du Challenge Tricot coaché par mon Amie Claude. Distanciel et présentiel sont les deux moteurs de l’Amitié 😉

Activités :
Art postal. J’adore ! J’ai envoyé mon enveloppe à Rose, ma binômette pour octobre, et j’ai reçu la superbe création de Marie-Paule qui était ma binômette. Danièle a publié un billet sur nos échanges d’octobre CLIC
Toujours en découpage/collage, j’avais fait aussi un petit envoi surprises à Danièle et à Paco.
Le prochain rendez-vous est fixé en janvier sur le thème de « Hiver« . Si ça vous tente, rapprochez vous de notre coach, Danièle, pour vous inscrire.
Cette fois, j’ai dessiné moi-même. Oui oui, pas de collage et je n’ai même pas décalqué ! Il me reste juste à affirmer les contours et à mettre les couleurs.
Avec cette activité, on ne voit pas le temps passer, surtout quand on n’est pas très douée, comme moi. Mais c’est un grand plaisir de découvrir toutes les belles idées des Autres. Une activité idéale pour l’hiver !
Une autre enveloppe coloriée partira aujourd’hui pour un Anniversaire, dans 5 jours.

Calendrier de l’Avent. L’année dernière, mon Amie Patricia (Chemins de table) m’avait fait très envie avec ses calendriers de l’Avent XXXXL 😆 reçu et offert !
Plus modestement, j’en au terminé un pour ma fille aînée -mini riquiqui !-, avec un support trouvé, l’an dernier, chez Maisons du Monde. Et bien, je vous assure que ça a été une mission trrrès compliquée car il m’a fallu trouver 24 petits objets rentrant dans les cases de 4 x 4 cm 🙄 Je peux déjà dévoiler le contenu car la destinataire ne lit pas mon blog 😆
Le remplissage des cases m’a demandé pas mal de temps et d’imagination. Je vais aussi, comme l’an dernier, commandé des calendriers de l’Avent chez Kaffekapslen -cafés-

Marches et balades. Pas mal de pas en octobre, surtout en ville vu que je ne randonne plus guère. Mais un pas est un pas, n’est-ce pas 😆
Visite commentée dans le quartier du Jardin des Plantes, sur les pentes de la Croix-Rousse, au temps de Lugdunum et une deuxième dans les pas des « Veilleurs de l’ombre », figures emblématiques de la Résistance à Lyon pendant la seconde guerre.
Visite programmée au cimetière de Loyasse pour flâner dans les allées aux tombes si bien fleuries pour la Toussaint. Un moment de Paix et de réflexion intérieure.

Challenge personnel. Pour terminer, c’est aujourd’hui mon 9e jour de régime alimentaire, objectif « – 4/5 kilos » pour Noël ! Je gère mes fringales et me force à faire au moins les 9 000 pas préconisés par mon Appli EasyFit Pedometer. Au programme, pas ou presque plus de pain, plus de vin -sauf hier !- pas ou presque plus de fromage, portions réduites dans mes assiettes, grosses salades vertes, veloutés de légumes en briquettes, pommes et yaourts à volonté ! Je commence à atteindre le cap où mon cerveau et mon estomac se font une raison et acceptent les privations restrictions 😆 Les jours à venir seront donc moins difficiles ! Et il me reste 44 jours pour rentrer sveltement dans mon moche pull de Noël pour le réveillon -car exceptionnellement, je bouleverserai mes habitudes en assistant au passage du 24 décembre au 25 décembre 😆

Rendez vous le 10 décembre pour les 12e Encours 2022

Un bonbon sur la langue

« On n’a jamais fini de découvrir le français ! »

A consommer sans modération ! Muriel Gilbert, correctrice au journal Le Monde, dévoile le quotidien de son métier avec humour dans son ouvrage Au bonheur des fautes. Elle tient également la chronique « Un bonbon sur la langue » sur RTL. Après avoir publié Un bonbon sur la langue et Encore plus de bonbons sur la langue, elle continue de partager avec en enthousiasme contagieux son amour des délices du français.

Le goût des mots est une collection dirigée par Philippe Delerm qui écrit, sur la première page de ce livre : « Les mots nous intimident. Ils sont là, mais semblent dépasser nos pensées, nos émotions, nos sensations. Souvent, nous disons : je ne trouve pas les mots ». Pourtant, les mots ne seraient rien sans nous. Ils sont déçus de rencontrer notre respect quand ils voudraient notre amitié. Pour les apprivoiser, il faut les soupeser, les regarder, apprendre leurs histoires, et puis jouer avec eux, sourire avec eux. Les approcher pour mieux les savourer, les saluer, et toujours un peu en retrait se dire je l’ai sur le bout de la langue – le goût du mot qui ne me manque déjà plus. »

En recevant ce livre, mon Amie Gene a tout naturellement pensé à moi 😆 Après avoir lu ce texte, je ne vois plus les voyelles et les consonnes de la même façon.

« Pourquoi dit-on A-B-C-D et non pas D-C-B-A ?
Voyageons jusqu’aux racines de notre écriture. C’est Séverine (pas l’Aminaute Strasbourgeoise) qui m’en a suggéré l’idée. Elle apprend à la petite Maelys, âgée de 4 ans, à écrire son prénom. Et Maelys voudrait savoir « pourquoi le « m » vient avant le « n », alors qu’il a plus de ponts ».
Voilà une excellente question que je ne m’étais jamais posée ! J’ai donc enquêté. Pour trouver l’origine de notre alphabet, il faut remonter plus de trois mille ans en arrière. Le mot alphabet lui-même, on le devine, vient des deux premières lettres de l’alphabet grec : alpha et bêta. Notre alphabet actuel est issu de l’alphabet latin, bien sûr, mais l’alphabet latin est lui-même inspiré de l’alphabet grec… qui descend de l’alphabet phénicien (donc de la région du Liban actuel) qui lui-même s’enracine dans une écriture sémitique encore plus ancienne.
Alors, les lettres de tous ces alphabets étaient-elles classées dans le même ordre ? Pas tout à fait, mais presque.
L’alphabet phénicien commençait par la lettre aleph qui désignait le boeuf (et qui a donné l’alpha grec et notre a). C’était une sorte de a majuscule posé de côté, ce qui rappelle assez la tête d’une bête à cornes. La deuxième lettre était beth (qui a donné bêta en grec et notre b) qui désignait la maison. L’alphabet phénicien était classé en fonction de la signification des lettres, ce qui permettait de le mémoriser plus facilement, en se racontant une petite histoire commençant, j’imagine, par un boeuf (aleph) broutant à côté d’une maison (beth). Les Grecs se sont inspirés de cet alphabet, qu’ils ont adopté, notamment en lui ajoutant des voyelles, puis les Romains l’on encore modifié. Le dzêta grec, notamment (qui a donné notre z), étaie en sixième position. Le latin a d’abord décidé qu’il n’en avait pas besoin, et puis finalement il l’a réintégré… mais à la fin de son alphabet. Sachez-le donc : si tore nom commence par un z, c’est à cause des Romains si c’est toujours vous que l’on appelle en dernier.
Quant à m et n, qui intéressent Maelys, leurs ancêtres (mem et nun) se suivaient déjà dans l’alphabet phénicien. Ces lettres, qui désignaient l’eau et le serpent, ne ressemblent pas tellement à nos lettres modernes. Elles s’apparentent à une sorte de lettre µ grec (mu), et en revanche elles se ressemblent entre elles, un bâton et une petite vague, la vague du m était déjà un peu plus longue que cette de la lettre qui allait donner le n. On peut se dire que la vaguelette qui représente l’eau a un petit pont de plus que celle qui désigne le serpent. Et cela pourrait bien expliquer pourquoi notre m a davantage de ponts que notre n. On peut se dire que la vaguelette qui représente l’eau a un petit pont de plus que celle qui désigne le serpent. Et cela pourrait bien expliquer pourquoi notre m a davantage de ponts que notre n.
Evidemment, les ponts, c’est pour les lettres minuscules. Nos lettres capitales ont une forme très différente. A l’époque des Romains, on n’utilisait que les capitales, d’ailleurs. Pourquoi ? Parce qu’on écrivait sur des matériaux durs, de la pierre ou du bois. On gravait, en fait. Difficile de graver des courges. Avec l’arrivée de supports comme le papyrus, le vélin puis le papier, on a pu avoir une écriture plus souple, et adopter les lettres minuscules, avec des pleins, des déliés… et quantité de jolis petits ponts. »


Challenge « Textes courts » chez Lydia

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Catégorie : Nouvelles
Nom de l’auteur : Odile Weulersse
Titre : Complot à Eléphantine – Editions Le Livre de Poche Jeunesse
Nombre de pages : 19 pages

Une 2e nouvelle lue dans « L’anniversaire »

L’Auteur est chercheur et écrivain ou plutôt, pour être à la mode, il faudrait dire : « l’Autrice Auteure est chercheuse et écrivaine ». Une parenthèse pour toutes ces nouvelles anomalies féministes de notre langue française : On dit « auteure » ou « autrice » -c’est moche !- mais on dit « chercheuse » et pas « chercheresse » !
C’est vrai que dans la première version, si le prénom n’est pas cité, on ne sait pas à qui on a affaire 🙄

Mais là n’est pas le sujet de ce billet ! J’en viens à la 2e nouvelle exotique du recueil « l’Anniversaire »

Cette nouvelle m’a beaucoup plu. Pas pour l’histoire en elle même, peu vraisemblable -mais c’est un conte après tout- j’ai pourtant déploré les malheurs de Penou, le pygmée, décoré de « l’ordre des mouches d’or » par Pharaon, de retour à Assouan pour fêter les 10 ans du petit singe malin, Didiphor, mais pour le lieu sublime de ce coin d’Egypte et de l’île Eléphantine.
D’ailleurs, on retrouve aussi un autre personnage, Tétiki, héros des Pilleurs de sarcophages. A priori, Odile W. aime l’Egypte autant que moi 😉

Réflexions personnelles : Lors d’une croisière sur le Lac Naser, nous avions séjourné à Assouan et avions visité le village nubien sous un soleil de plomb. J’y ai oublié un bel éventail de ma fille aînée, sur un banc, tellement mon cerveau fondait ! Une balade en felouque nous avait fait découvrir l’île éléphantine cernée par le Nil. Nous avions pu admirer le Mausolée de L’aga Khan, sur la colline, et rêver devant le Sudan, à quai. Nous avions aussi sympathisé avec la sympathique équipe du Mac Do’ égyptien ! C’était en 2010 (pour mes 60 ans). Les images sont toujours intactes dans ma mémoire 😆

Tag : les 10 livres qui m’accompagnent sur une île déserte

Vu chez Cécile C il y a quelques semaines ICI

Cécile m’entraîne presque toujours 😆 Et même si j’ai du mal à la suivre, je joue. Ce Tag est facile à faire. J’espère que d’autres Aminautes prendront le relais.

1/ Un roman de Michel Bussi. Le dernier, pas encore sorti en Poche ! Pour l’occasion, je suis prête à dépenser 20 €

2/ Belle du Seigneur d’Albert Cohen. J’en ai lu la moitié, il y a plusieurs années… 598 exactement sur 1 110. Faudra sûrement que je recommence depuis le début 🙄

3/ Le Petit Prince et Le grand Meaulnes, inutile de rappeler pourquoi, hein ! Je sais, je vous serine mais vraiment je les aime trop ces deux belles histoires

5/ Comme au point 3 ci-dessus j’ai cité deux livres, je passe au 5e livre choisi : un magazine, ça compte ? le dernier Télérama. Plusieurs fois, j’en ai acheté et jamais je n’arrive à les lire 😆

6/ Un catalogue Tricots Phildar, avec des aiguilles et des pelotes de laine, pour alterner avec mes lectures. Bon, je rumine encore pour le catalogue car en général je ne comprends rien aux explications et que de toute façon je tricote à vue de nez 😆

7/ Un Almaniak de 365 pensées positives. En fait, comme c’est perpétuel, pas besoin de savoir quelle année on est. Pour aller avec l’Almaniak, un cahier Pensée positive et ne pas oublier crayon et gomme si je reste plus longtemps que prévu sur l’île 🙄

8/ Un livre à colorier pour passer le temps en fin d’après-midi, entre 17 et 19 h -j’bois jamais de thé- quand on ne sait plus quoi faire en attendant de dîner. Comme ça j’aurai un peu d’avance pour mes futurs envois d’Art postal

9/ La série des 7 livres d’Harry Potter, Cécile C m’a donné envie de me plonger dans le fantastique 😆 Mais j’suis pas sûre de tout comprendre…

10/ Le Coran, hein, j’ai dit que je le lirais un jour… (emploi du conditionnel, c’est plus prudent).

FIN

Challenge « Textes courts » chez Lydia

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Catégorie : Roman
Nom de l’auteur : Philippe Claudel
Titre : Le Café de l’Excelsior – Le livre de Poche
Nombre de pages : 84 pages

4e de couverture :
Viens donc Jules, disait au bout d’un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-Père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu’il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d’un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.

Même si je rechigne à lire enfin Les Ames grises, j’apprécie cet auteur. Le Café de l’Excelsior m’est tombé dans les mains encore par hasard.
J’ai apprécié cette lecture triste et douce à la fois. Une histoire racontée par le petit-fils, devenu un homme, qui revient au Café dont il a hérité après la mort de son grand-père. Il y avait vécu quelques années, après la mort de ses parents, jusqu’au jour où les services sociaux l’arrachent de ce lieu délicieux mais inconvenant pour un enfant. Avant d’oser mettre la grande clé dans la serrure, il revit tous les moments heureux vécus dans cette endroit.

« … Grand-père était pauvre de trop boire. Il aimait son métier qu’il pratiquait comme un art. Et comme pour tout art, même si l’artiste possède des dons insolents déposés au berceau par quelque fée prévoyante, il lui convient de les entretenir en se livrant à la plus austères des disciplines : Grand-père ne faillissait pas à cette règle et chaque jour faisait ses gammes dès le petit-déjeuner ; assis en face de lui, mes jambes ne touchaient pas le sol en planches, et je le regardais tremper ses tartines dans un bol de muscadet tendis que sur mes lèvres un café noir très fort dessinait les échancrures de petits nuages amers.
Ainsi Grand-père, chaque jour, et du matin au soir, buvait-il sa fortune avec la plus lucides des félicités… »

Deux en un le samedi

Pour le Projet Photo de Ma’ sur le thème

Raconter
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Raconter quoi donc ? J’ai déjà tout dit dans mon billet d’hier 😆
Je suis curieuse de découvrir l’histoire que mes Copinautes vont raconter ce matin…

Un jour, par hasard, j’ai trouvé « Il faut sauver le piano blanc » dans un bac à livres au Foyer Notre Dame des Sans Abris d’O. flambant neuf, écrit par Katherine Pancol. D’emblée, j’ai adoré la couverture de ce livre chez Hachette Jeunesse.

C’est l’histoire d’un piano à queue, blanc, qui trône en vedette dans une boutique de la rue Saint-Honoré. Tous les jours à 16 h, Rémi Pinson vient tapoter les touches de son ami, Majesté sonnante.
Mais un jour, un homme sévère l’achète et l’emporte dans son château des Saules-Tremblants…
Rémi arrivera-t-il a sauvé son ami ?

Ce livre fera aussi l’affaire pour le Challenge « Textes courts » chez Lydia clic
Catégorie : Roman/conte
Nom de l’auteur : Katherine Pancol
Titre : Il faut sauver le piano blanc – Editions Hachette Jeunesse
Nombre de pages : 26 pages


Pour les 24 Heures Photo de Patricia

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cette semaine, en ville, j’ai croisé ma première églantine
simplement belle

Pourquoi est-il rentré dans l’Histoire ?

STRASS (Georges Frédéric) Comment a-t-il bouleversé le monde des bijoux ?

Si les diamants sont les meilleurs amis des femmes -dixit Marilyn Monroe-, il est d’autres pierres tout aussi étincelantes et très appréciées. C’est le cas de celle obtenue par une étrange alchimie : un mélange d’oxyde de plomb et de pâte de verre à quoi l’on ajoute une feuille d’argent pour renforcer le côté brillant : le strass.
Son inventeur n’est autre que Georges Frédéric Strass ! Né en Alsace en 1701, ce joaillier a pour ambition de proposer des pierres d’imitation relativement bon marché à sa clientèle. Après avoir fait son apprentissage chez Abraham Spach, l’un des grands orfèvres de Strasbourg, il s’inspire d’une technique anglaise de fabrication du cristal qu’il améliore et renforce en changeant les proportions de plomb et de verre pour créer une pierre extrêmement dure. Celle-ci reflétant parfaitement la lumière, il y ajoute des sels métalliques pour jouer avec la couleur. Cette pierre artificielle ressemble tant aux pierres précieuses qu’on la nomme « simili » ou « pierre du Rhin » en hommage à sa région. A cette époque, les gisements indiens où s’approvisionnent les Européens s’épuisent et les mines de diamant du Brésil ne sont pas exploitées au maximum de leur capacité, d’où la rareté et le prix quasi inabordable de cette gemme. Dès 1730, Strass crée son propre atelier. Le succès est immédiat et se propage jusqu’à la cour. Louis XV lui-même s’en entiche et nomme Strass joaillier du roi en 1734.
On met des « pierres de Strass » partout et en toutes occasions : sur les vestes, les jabots, les souliers et même dans les cheveux, une popularité grâce à laquelle « strass » devient nom commun dès 1748 ! Si le strass est inventé pour imiter le diamant, très vite, de nombreuses autres pierres sont concernées. On veut « briller » en société, au point de donner naissance à une nouvelle corporation, celle des joailliers « faustiers », autrement dit spécialisés dans les faux. Ces bijoux ouvrent le marché à une clientèle moins fortunée, raison pour laquelle la haute société s’en désintéresse progressivement. Le strass est d’ailleurs souvent associé encore à un bijou de piètre qualité, ornant des pièces de mauvais goût ou de facture peu soignée. Pourtant, certaines pierres de strass réussies sont aujourd’hui aussi recherchées que les vrais diamants ! La robe portée par Marilyn Monroe à l’anniversaire du président Kennedy en 1962 par exemple, robe fourreau en gaze de soie blanche entièrement parsemée de strass, s’est vendue à 1,3million de dollars aux enchères quelques décennies plus tard ! Désormais presque indissociable des paillettes et du « tape-à-l’œil » dans le langage figuré, le strass ne plaît néanmoins pas à tout le monde, pouvant être synonyme d’une apparence trompeuse.
Richissime et pourtant vieux garçon, notre Georges Frédéric Strass mourra seul en 1773 -preuve s’il en était besoin que les pierres, même semi-précieuses, n’attirent pas toujours les femmes !

Défi du 20 avec PassiFlore

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4e mois
4e thème : 4 titres de livres

On va se régaler les yeux, s’étonner, se poser des questions, noter des titres.
Bref, encore un régal ce Défi du 20 avril. Encore Merci, PassiFlore 😆 Je m’amuse comme une collégienne (j’sais pas vraiment si ça amuserait les collégiennes de maintenant…)

Que choisir ?
– 4 Goncourt ? le premier (1903) et le dernier (2021) et deux autres au hasard ou que j’aurais lus -une fois n’est pas coutume- d’un auteur que j’aime bien ou que je n’aime pas, celui de mon année de naissance etc. ?
– 4 livres que j’adore et que je relis ? une rengaine chez Soène 🙄
– 4 livres que je n’ai pas terminés ? idem qu’à la ligne au-dessus 🙄
– 4 livres d’auteurs morts ou encore vivants ? 🙄
– 4 livres dont les titres sont sur un même thème ? Tiens, sur le printemps, par exemple 🙄
J’pourrais y passer un mois entier à me poser des questions 😥 ou jouer à Plouf Plouf Plouf ce sera ces 4 là 😆

Ca n’a échappé à personne, j’suis joueuse, un peu taquine et les pirouettes dans ma tête et sur le clavier ne me font même pas peur. Déjà petite, j’aimais bien amuser la galerie.
Il m’a bien fallu tout le mois pour faire mes choix et vous surprendre 😉
Allez, je me lance !

« La lecture des histoires et romans sert à tuer le temps de deuxième et troisième qualité. Le temps de première qualité n’a pas besoin qu’on le tue. C’est lui qui tue tous les livres. Il en engendre quelques-uns. »
Paul Valéry

Calligrammes de Guillaume Apollinaire
Je ne me lasse décidément pas de ce Poète et je l’apprécie encore plus depuis ma lecture de Gabriële des Sœurs Anne et Claire Berest.
J’ai toujours adoré les poèmes en vers disposés en dessins, parfois bien difficiles à déchiffrer

Les 100 roman français (qu’il faut avoir lus), publié par le Figaro littéraire, de Laurence Caracalla
J’ai bien dû en lire une douzaine sur les 100 😆
Mais j’y ai retrouvé Les malheurs de Sophie, Le Petit Prince, Le Grand Meaulnes, Aurélien, etc.

Français du BTS aux Editions Nathan !
Ce livre aurait dû être mentionné dans mon Tag des vieilles choses dont on ne peut pas se séparer 😆
Et figurez vous que je le feuillette toujours avec plaisir ! Toujours en parfait état même si le papier a un peu jauni.

Napoléon par G. Lenotre, nom de plume de Louis Léon Théodore, de l’Académie Française
Mais pourquoi ce livre d’Histoire se trouve perdu avec mes autres romans ? Je n’en sais fichtre rien !
Peut-être pour le « N » doré au centre de la page de couverture rouge ? 😆
Faut-il préciser que je ne l’ai pas lu et ne le lirai jamais !

Rendez-vous le 20 mai prochain
pour parler de 5 oiseaux