Challenge « Textes courts » chez Lydia

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Catégorie : Roman
Nom de l’auteur : Philippe Claudel
Titre : Le Café de l’Excelsior – Le livre de Poche
Nombre de pages : 84 pages

4e de couverture :
Viens donc Jules, disait au bout d’un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-Père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu’il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d’un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.

Même si je rechigne à lire enfin Les Ames grises, j’apprécie cet auteur. Le Café de l’Excelsior m’est tombé dans les mains encore par hasard.
J’ai apprécié cette lecture triste et douce à la fois. Une histoire racontée par le petit-fils, devenu un homme, qui revient au Café dont il a hérité après la mort de son grand-père. Il y avait vécu quelques années, après la mort de ses parents, jusqu’au jour où les services sociaux l’arrachent de ce lieu délicieux mais inconvenant pour un enfant. Avant d’oser mettre la grande clé dans la serrure, il revit tous les moments heureux vécus dans cette endroit.

« … Grand-père était pauvre de trop boire. Il aimait son métier qu’il pratiquait comme un art. Et comme pour tout art, même si l’artiste possède des dons insolents déposés au berceau par quelque fée prévoyante, il lui convient de les entretenir en se livrant à la plus austères des disciplines : Grand-père ne faillissait pas à cette règle et chaque jour faisait ses gammes dès le petit-déjeuner ; assis en face de lui, mes jambes ne touchaient pas le sol en planches, et je le regardais tremper ses tartines dans un bol de muscadet tendis que sur mes lèvres un café noir très fort dessinait les échancrures de petits nuages amers.
Ainsi Grand-père, chaque jour, et du matin au soir, buvait-il sa fortune avec la plus lucides des félicités… »

Deux en un le samedi

Pour le Projet Photo de Ma’ sur le thème

Raconter
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Raconter quoi donc ? J’ai déjà tout dit dans mon billet d’hier 😆
Je suis curieuse de découvrir l’histoire que mes Copinautes vont raconter ce matin…

Un jour, par hasard, j’ai trouvé « Il faut sauver le piano blanc » dans un bac à livres au Foyer Notre Dame des Sans Abris d’O. flambant neuf, écrit par Katherine Pancol. D’emblée, j’ai adoré la couverture de ce livre chez Hachette Jeunesse.

C’est l’histoire d’un piano à queue, blanc, qui trône en vedette dans une boutique de la rue Saint-Honoré. Tous les jours à 16 h, Rémi Pinson vient tapoter les touches de son ami, Majesté sonnante.
Mais un jour, un homme sévère l’achète et l’emporte dans son château des Saules-Tremblants…
Rémi arrivera-t-il a sauvé son ami ?

Ce livre fera aussi l’affaire pour le Challenge « Textes courts » chez Lydia clic
Catégorie : Roman/conte
Nom de l’auteur : Katherine Pancol
Titre : Il faut sauver le piano blanc – Editions Hachette Jeunesse
Nombre de pages : 26 pages


Pour les 24 Heures Photo de Patricia

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cette semaine, en ville, j’ai croisé ma première églantine
simplement belle

Pourquoi est-il rentré dans l’Histoire ?

STRASS (Georges Frédéric) Comment a-t-il bouleversé le monde des bijoux ?

Si les diamants sont les meilleurs amis des femmes -dixit Marilyn Monroe-, il est d’autres pierres tout aussi étincelantes et très appréciées. C’est le cas de celle obtenue par une étrange alchimie : un mélange d’oxyde de plomb et de pâte de verre à quoi l’on ajoute une feuille d’argent pour renforcer le côté brillant : le strass.
Son inventeur n’est autre que Georges Frédéric Strass ! Né en Alsace en 1701, ce joaillier a pour ambition de proposer des pierres d’imitation relativement bon marché à sa clientèle. Après avoir fait son apprentissage chez Abraham Spach, l’un des grands orfèvres de Strasbourg, il s’inspire d’une technique anglaise de fabrication du cristal qu’il améliore et renforce en changeant les proportions de plomb et de verre pour créer une pierre extrêmement dure. Celle-ci reflétant parfaitement la lumière, il y ajoute des sels métalliques pour jouer avec la couleur. Cette pierre artificielle ressemble tant aux pierres précieuses qu’on la nomme « simili » ou « pierre du Rhin » en hommage à sa région. A cette époque, les gisements indiens où s’approvisionnent les Européens s’épuisent et les mines de diamant du Brésil ne sont pas exploitées au maximum de leur capacité, d’où la rareté et le prix quasi inabordable de cette gemme. Dès 1730, Strass crée son propre atelier. Le succès est immédiat et se propage jusqu’à la cour. Louis XV lui-même s’en entiche et nomme Strass joaillier du roi en 1734.
On met des « pierres de Strass » partout et en toutes occasions : sur les vestes, les jabots, les souliers et même dans les cheveux, une popularité grâce à laquelle « strass » devient nom commun dès 1748 ! Si le strass est inventé pour imiter le diamant, très vite, de nombreuses autres pierres sont concernées. On veut « briller » en société, au point de donner naissance à une nouvelle corporation, celle des joailliers « faustiers », autrement dit spécialisés dans les faux. Ces bijoux ouvrent le marché à une clientèle moins fortunée, raison pour laquelle la haute société s’en désintéresse progressivement. Le strass est d’ailleurs souvent associé encore à un bijou de piètre qualité, ornant des pièces de mauvais goût ou de facture peu soignée. Pourtant, certaines pierres de strass réussies sont aujourd’hui aussi recherchées que les vrais diamants ! La robe portée par Marilyn Monroe à l’anniversaire du président Kennedy en 1962 par exemple, robe fourreau en gaze de soie blanche entièrement parsemée de strass, s’est vendue à 1,3million de dollars aux enchères quelques décennies plus tard ! Désormais presque indissociable des paillettes et du « tape-à-l’œil » dans le langage figuré, le strass ne plaît néanmoins pas à tout le monde, pouvant être synonyme d’une apparence trompeuse.
Richissime et pourtant vieux garçon, notre Georges Frédéric Strass mourra seul en 1773 -preuve s’il en était besoin que les pierres, même semi-précieuses, n’attirent pas toujours les femmes !

Défi du 20 avec PassiFlore

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4e mois
4e thème : 4 titres de livres

On va se régaler les yeux, s’étonner, se poser des questions, noter des titres.
Bref, encore un régal ce Défi du 20 avril. Encore Merci, PassiFlore 😆 Je m’amuse comme une collégienne (j’sais pas vraiment si ça amuserait les collégiennes de maintenant…)

Que choisir ?
– 4 Goncourt ? le premier (1903) et le dernier (2021) et deux autres au hasard ou que j’aurais lus -une fois n’est pas coutume- d’un auteur que j’aime bien ou que je n’aime pas, celui de mon année de naissance etc. ?
– 4 livres que j’adore et que je relis ? une rengaine chez Soène 🙄
– 4 livres que je n’ai pas terminés ? idem qu’à la ligne au-dessus 🙄
– 4 livres d’auteurs morts ou encore vivants ? 🙄
– 4 livres dont les titres sont sur un même thème ? Tiens, sur le printemps, par exemple 🙄
J’pourrais y passer un mois entier à me poser des questions 😥 ou jouer à Plouf Plouf Plouf ce sera ces 4 là 😆

Ca n’a échappé à personne, j’suis joueuse, un peu taquine et les pirouettes dans ma tête et sur le clavier ne me font même pas peur. Déjà petite, j’aimais bien amuser la galerie.
Il m’a bien fallu tout le mois pour faire mes choix et vous surprendre 😉
Allez, je me lance !

« La lecture des histoires et romans sert à tuer le temps de deuxième et troisième qualité. Le temps de première qualité n’a pas besoin qu’on le tue. C’est lui qui tue tous les livres. Il en engendre quelques-uns. »
Paul Valéry

Calligrammes de Guillaume Apollinaire
Je ne me lasse décidément pas de ce Poète et je l’apprécie encore plus depuis ma lecture de Gabriële des Sœurs Anne et Claire Berest.
J’ai toujours adoré les poèmes en vers disposés en dessins, parfois bien difficiles à déchiffrer

Les 100 roman français (qu’il faut avoir lus), publié par le Figaro littéraire, de Laurence Caracalla
J’ai bien dû en lire une douzaine sur les 100 😆
Mais j’y ai retrouvé Les malheurs de Sophie, Le Petit Prince, Le Grand Meaulnes, Aurélien, etc.

Français du BTS aux Editions Nathan !
Ce livre aurait dû être mentionné dans mon Tag des vieilles choses dont on ne peut pas se séparer 😆
Et figurez vous que je le feuillette toujours avec plaisir ! Toujours en parfait état même si le papier a un peu jauni.

Napoléon par G. Lenotre, nom de plume de Louis Léon Théodore, de l’Académie Française
Mais pourquoi ce livre d’Histoire se trouve perdu avec mes autres romans ? Je n’en sais fichtre rien !
Peut-être pour le « N » doré au centre de la page de couverture rouge ? 😆
Faut-il préciser que je ne l’ai pas lu et ne le lirai jamais !

Rendez-vous le 20 mai prochain
pour parler de 5 oiseaux

Challenge « Textes courts » chez Lydia

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Comme l’Amie Lydia était trrrès occupée ailleurs, je m’étais octroyé une trrrès longue récréation 😉

Catégorie : Roman/conte
Nom de l’auteur : Maxence Fermine
Titre : Neige – Editions Arléa (premier roman)
Nombre de pages : 96 pages

Dans le Japon du 19e siècle, Yuko Akita âgé de 17 ans, a trois passions, la neige, les haïkus et le chiffre 7. Il veut être poète.
Il écrit des haïkus seulement l’hiver, 77 en tout par an mais ses haïkus d’une blancheur intense, sont « invisibles ». Le blanc n’est pas une couleur. Pour parfaire son art littéraire, il doit apprendre à colorer ses poèmes. On lui conseille de rejoindre un Maître en la matière, au Sud, dans les Alpes japonaises.

chapitre 8, page 25
« Yuko vénérait l’art du haïku, la neige et le chiffre sept.
Le chiffre sept est un chiffre magique.
Il tient à la fois de l’équilibre du carré et du vertige du triangle.
Yuko avait dix-sept ans lorsqu’il avait embrassé la carrière de poète.
Il écrivait des poèmes de dix-sept syllabes.
Il possédait 7 chats.
Il avait promis à son père d’écrire seulement soixante-dix-sept haïkus par hiver.
Le reste de l’année, il resterait à la maison et oublierait la neige. »

Ce conte est doux comme Neige et fort comme l’Amour.

Lors d’une visite au Foyer Notre-Dame des sans-abri à O., en cherchant des livres de moins de 100 pages, j’ai trouvé cette petite pépite et découvert cet auteur. Comme j’aime bien lire des contes encore à mon âge, je vais me procurer « La petite marchande de rêves », « La poupée de porcelaine », « La fée des glaces », « Le palais des ombres », etc.

Maxime Fermine, né en 1968, est Savoyard !

Comment Colette a-t-elle fait rentrer le col rond dans l’Histoire ?

COLETTE (Sidoine Gabrielle) Pourquoi cette auteure a-t-elle popularisé le col rond ?

Objet de bien des passions, pouvant être tout à la fois fier, vulnérable et érotique, le cou est assurément une partie du corps sur laquelle on pourrait écrire des livres entiers. La mode s’est chargée de lui rendre hommage puisqu’elle a trouvé au cours des époques mille et une façons de l’habiller : col roulé, col lavallière, col en V, décolleté… Bien plus qu’un détail, le col peut dévoiler la personnalité de celui le porte. C’est notamment le cas des cols Claudine, posés au ras du cou, célèbres pour leur forme arrondie et aplatie, souvent associés aux petits enfants sages.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Claudine n’est pas une couturière ou une femme au style novateur, mais un personnage créé par la célèbre romancière, Colette. Gabrielle Colette étant particulièrement douée pour l’écriture, son premier mari Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », détourne cette qualité à son profit. Gabrielle devient alors prête plume pour son époux et écrit, à la demande, un roman s’inspirant de ses souvenirs d’école. Ainsi, en 1900, paraît Claudine à l’école.

L’histoire relate les aventures de Claudine, jeune adolescente de 15 ans, sous la forme d’un journal intime, ses premières amours, sa relation avec son père et ses amies, mais aussi sa vie à l’école… Le succès est tel que Colette doit en écrire la suite ! Bientôt Claudine devient l’héroïne d’une série de romans : Claudine à Paris, Claudine s’en va… l’ancêtre de la célèbre Martine en quelque sorte ! La particularité de la jeune fille ? Elle porte une blouse avec un col arrondi, tenue que l’on retrouve sur la couverture du livre. C’est d’ailleurs Colette elle-même qui sert de modèle au dessin, habillée comme son héroïne. Si ce col existait bien avant la création du personnage de Claudine, le succès des romans lie à tout jamais la jeune fille au col de sa robe.
Les pays anglo-saxons ont, quant à eux, un autre terme pour désigner cette encolure, également inspiré d’un personnage de fiction, puisque ce type de col est appelé « Peter Pan » ! La raison : à la même époque que les Claudine, Peter Pan est adapté à Broadway et son interprète, Maude Adams, arbore le fameux col. La pièce de théâtre connaissant un franc succès, cette partie du vêtement reste associé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni au petit garçon capable de voler.
Claudine ou Peter Pan, ce col habille les enfants dès le début du XXe siècle. A partir des années 50, il rejoint la garde-robe féminine, notamment grâce à l’actrice Audrey Hepburn. Le style du col correspond parfaitement à l’image de jeune femme sage et enfantine véhiculée par l’actrice et devient iconique. Tombé quelque peu en désuétude, il fait son grand retour depuis quelques années. Personne ne sait aujourd’hui si le metteur en scène du Peter Pan de Broadway avait lu les romans de Colette avant d’habiller son petit personnage d’un col… Claudine.

Tag Lecture

Cécile C, friande de Tags CLIC continue de jouer avec Cœur d’encre 595 qui propose d’être « une lectrice ». C’est parti.

Commençons par le commencement, que préférez-vous lire ? (romans, lignes de la main, dos des paquets de céréales,…) 
Je suis nulle en chiromancie ! Je ne mange pas de céréales et ne regarde, sur les étiquettes, que l’équilibre entre le % de matières grasses et le % de protéines sur les produits alimentaires que j’achète, une habitude prise sur les conseils d’une diététicienne (il faut idéalement que les pourcentages soient équivalents ou supérieurs pour les protéines).
Je préfère la lecture de romans, donc. Je ne suis pas une grande lectrice et je choisis les lectures qui me plaisent, sans me soucier de la « mode littéraire ».

Pourquoi lisez-vous ? 
Je lis beaucoup plus depuis que je suis à la retraite. Je redevenue la coach du 2e Club de Lecture de 2AUTA, ce qui me force à découvrir des auteurs inconnus que toute seule je n’aurais jamais abordés.
J’ai toujours eu un livre en cours, surtout pendant les vacances, et puis lire quelques pages dans mon lit me permet de m’endormir plus facilement 😆 Quand je constate qu’il me faut relire 3 fois la même phrase pour comprendre, je pose vite mon livre et mes lunettes, éteins la lumière et m’endors illico.
Et un livre en appelle un autre. Si je suis dans ma « zone de confort », je peux m’entêter à lire plusieurs livres sur un même thème. J’aime bien aussi les biographies sur les Femmes et Hommes qui ont eu une vie hors du commun.

Comment lisez-vous ? (assise sur une branche, en faisant le poirier, en récitant l’alphabet russe,…) 
J’suis plus du tout sportive depuis le dernier printemps « normal ». Grimper dans un arbre ou me tenir sur les mains, les pieds en l’air n’est même pas envisageable.
Alors pour lire, il me faut du calme, du silence. Je lis bien installée sur mon canapé ou dans mon lit, sur un banc, dehors. Je lisais aussi dans les transports en commun quand j’avais la chance de vivre sans masque.
Au temps où j’avais encore une baignoire, il m’arrivait d’ouvrir un livre en attendant que l’eau devienne froide.

Lectrice devant l’éternel et fière de l’être, comment manifestez-vous cette fierté devant le monde ? 
Je parle -un peu- de mes lectures sur mon blog, fais parfois un billet de lecture, j’échange mes impressions avec mes Amies et mes Aminautes. Mais je lis essentiellement pour me faire plaisir !

Un impudent se met en tête de critiquer vos goûts littéraires : comment réagissez-vous ? 
Alors là, je m’en fiche pas mal ! Je sais qu’en lecture, je suis un électron libre. Je laisse dire et je persiste dans mes choix, mes coups de cœur, et surtout je me refuse de faire le mouton et ne cours jamais après le dernier Goncourt 🙄 Par principe, je n’achète jamais les best sellers.

Comment ferez-vous pour convertir les pauvres païens qui ne connaissent pas les joies de l’imprimé ?
Et bien, je ne fais et ne ferai rien. Si on aime lire, on lit. Si on n’aime pas, c’est bien dommage. Mais j’aime bien offrir des livres aux enfants pour les inciter à lire plus et mieux. Lire le Petit Prince ou les fables de La Fontaine au XXIe siècle, c’est for-mi-da-ble.

A quoi ressemble votre marque-page favori ? (une feuille morte, une facture dorée à l’or fin d’un truc
très très cher, la main coupée d’un ennemi vaincu,…) 
J’ai eu ma période feuilles mortes ou fleurs séchées mais le Temps les désagrège et forcément ça laisse des traces.
J’adore changer de marque-page. Je ne les collectionne pas mais je garde en général tous les publicitaires. J’en achète et en offre. Offrir un livre avec un joli marque-page, c’est un plaisir partagé. Par contre, je les choisis en papier ou cartonnés, je trouve que les magnétiques sont moins pratiques à l’usage. J’adore les marque-pages calendriers sur les chats, la peinture, etc.

Comment rangez-vous (ou pas) vos livres ?
Ceux que je n’ai pas aimés, je les donne ou les pose dans une boîte à livres. Il m’arrivait d’en revendre.
Pour ceux que je garde -la plupart- je manque de place. A part les romans de Michel Bussi, en haut de ma biblio dans le hall d’entrée, je les pose souvent pêle-mêle sur les étagères et quand j’en cherche un en particulier, c’est une aventure qui me prend du temps.

En fait, même si vous les rangez à la perfection, il se passe parfois des choses étranges, comme un livre qui disparaît mystérieusement. Où est-il du coup ?
Comme je prête certains livres, je ne sais plus s’il m’a été rendu, si je l’ai donné ou s’il est rangé…
Rien de grave, à part ceux de mes auteurs préférés ! Et puis, en cherchant et recherchant un livre en particulier, j’en découvre d’autres que j’avais oubliés. Quand je passe des heures et que je m’énerve à en chercher un que je ne retrouve pas, alors c’est le signal, je sors tout et les mets par auteur. Mais, comme pour les chaussettes dans la commode, ça ne dure qu’un temps 🙄

Pour marquer votre bétail livresque, rien ne vaut un ex-libris à votre nom, et éventuellement avec un titre de noblesse bien ronflant parce que vous ne vous refusez rien : décrivez cet ex-libris.
Que du classique chez Soène, hein ! Je marque mes prénom et nom au crayon à papier sur la première page intérieure. Parfois, j’écris NE sur un post-it. Je ne supporte pas d’y trouver des traces indélébiles au stylo à bille.

Vous tombez par hasard sur un livre abandonné comme un chien au mois de juillet, est-ce que vous l’adoptez ?
D’abord c’est une honte d’abandonner un animal 😥
J’adore voir un livre « donné », abandonné dans le but qu’il trouve un autre maître, dans la rue, sur un banc. Ce qui ne veut pas dire que je le recueille forcément, suivant l’état où il se trouve.
C’est pour cette raison que s’il m’arrive d’en semer, je prends le soin de les protéger de la pluie.

Quelle est votre pire crainte de lectrice, celle qui vous donne des frissons, celle qui vous empêche de dormir la nuit ? 
De « tomber » sur un livre qui ne me plaît pas, dans lequel je ne « rentre » pas malgré pas mal d’effort ! Ce qui se passe parfois au Club de Lecture. Je ne me force plus et ai le courage de mes opinions. J’ai souvent des goûts différents, je ne m’en cache pas et j’assume. Pour la lecture, c’est comme pour la mode, on n’est pas obligé de rentrer dans un moule ou de faire le mouton.

Une boîte à livres est mise en place juste en bas de chez vous : combien de temps survit elle à vos assauts ? 
Pas de boîte à livres dans ma résidence, mais la plus proche est située dans le petit parc Jean de La Fontaine. A chacune de mes balades, je ne manque jamais d’aller lui rendre visite et de lire les titres par curiosité, sans pratiquement jamais me servir.
Une boîte à livres est également installée à la station du métro à O. où les livres circulent rapidement.

Quelles sont les termes du contrat (très très pointilleux) pour permettre à un humble mortel d’emprunter l’un de vos ouvrages ?
Comme je suis maniaque, je veux et j’exige qu’on me le rende comme je l’ai prêté. J’ai l’habitude de les couvrir pour les lire, ce qui protège bien leurs couvertures.

Haro sur lui, il ne l’a pas rendu ! Que faites-vous ? 
Comme j’oublie ceux que je prête et à qui (je note parfois mais pas tout le temps), je ne les réclame pas. Mais en général, mes amies me les rendent, rapidement ou pas.

Si un importun, dirons-nous pour être poli… non sincèrement, si une petite raclure de bidet vous empêche de lire, quel sera son châtiment ?
Ca ne m’arrive jamais car j’aime bien faire ce qui me plaît !
Si, à l’extérieur, je veux lire et qu’il y a trop de bruit, de remue ménage, je ferme mon livre et je m’en vais, en pestant un peu, je l’avoue.

Passage obligé n° 1 : la librairie (en ligne ou non), avec son incontournable frustration de ne pas pouvoir acheter tous les rayonnages. Comment surmontez-vous cela ? 
Ben, un livre ou deux à la fois, ça me va bien ! Chez Momox, je passe mes commandes à la demande et chez Decitre, je cherche le livre que je veux et le commande s’il n’est pas en rayon. Le plus désagréable c’est de devoir patienter quelques jours pour le recevoir.

Passage obligé n°2 : la bibliothèque… Mais le ou la bibliothécaire est une personne qui méprise totalement vos goûts littéraires. Que faire ? 
Après plusieurs essais décevants dans les bibliothèques lyonnaises, je n’y mets plus les pieds.
Et en plus, j’ai horreur qu’on me conseille mes lectures ! C’est comme au marché, après avoir demandé la permission de me servir, c’est « moi » qui choisis.

Passage obligé n° 3 : le vide grenier (ou tout autre endroit pour acheter des livres d’occasion). En tant que fin connaisseur, vous savez la valeur des choses. Mais en tant que fauché, votre banquier vous surveille tel le fantôme d’un vendeur d’assurances. Approche faussement indifférente, négociation, décrivez votre stratégie auprès du vendeur. 
Dans un vide grenier, on peut trouver des « trésors » à 0,50 € en parfait état. Dans les rares librairies lyonnaises qui vendent des livres d’occasion, parfois les prix sont un peu salés, ça ne vaut pas le coup. Si c’est le cas, j’abandonne et cours chez Decitre où j’ai une carte de fidélité 😆

Et enfin, parce que tout lecteur a la tentation de l’écrivain, tel le cycle de la poule et de l’oeuf, vous sentez naître en vous l’appel de la plume. Qu’écrivez-vous ? 
J’applique le grand principe de « à chacun son métier » pour l’écriture comme pour le reste. Je n’ai pas la prétention d’avoir assez de talent, d’imagination et de suite dans les idées pour écrire un livre. Mais j’aime bien écrire. Un billet personnel sur mon blog est toujours une récréation et si en plus les Aminautes qui me lisent fidèlement aiment bien et me le disent, je suis au paradis !

Prêtes à jouer ?
@ vos dix doigts -ou pas- sur le clavier
Qui m’aime, me suivra !

Pourquoi est-il rentré dans l’Histoire ?

SILHOUETTE (Etienne de) Comment le nom d’un homme banni de l’Histoire est-il passé à la postérité ?

Une forme furtive éphémère, impossible à identifier, à peine peut-on en définir les contours. Juste une « silhouette ». Ce nom commun, à vrai dire, n’existe que depuis la fin du 18e siècle, dû à la méchanceté de certains hommes qui souhaitaient se venger de Etienne de Silhouette. Voici son histoire.
Etienne de Silhouette est né en 1709 (encore un conscrit !) dans une famille aristocratique de Limoges, originaire d’Espagne. Après de brillantes études chez les pères jésuites, et comme bon nom de jeunes gens de bonne famille à cette époque, il entame son grand tour d’Europe afin de parfaire sa culture, ses relations -on dirait aujourd’hui son « réseau »- et son sens de l’observation. C’est ainsi qu’il devient diplomate en Angleterre et… espion !
De retour en France, il fréquente les salons et la cour où il rayonne grâce à son intelligence. Il s’attire ainsi les faveurs de la Marquise de Pompadour, favorite de Louis XV, qui le soutient pour le poste de chancelier de la Maison d’Orléans. Il devient alors, en mars 1759, contrôleur général des finances -un ministre des Finances avant l’heure- et c’est là que son histoire bascule…
Inventeur du concept de « révolution d’en haut », Silhouette souhaite soulager le peuple des impôts. Mais, suite à la guerre de Sept Ans qui opposa entre autres la France et l’archiduché d’Autriche aux royaumes de Grande-Bretagne et de Prusse, le pays est exsangue. Si rien n’est fait, c’est la banqueroute assurée. Silhouette entend alors mettre un terme aux privilèges de la noblesse et réquisitionner la majeure partie des bénéfices de la finance, tout en allégeant ou en supprimant les impôts des plus pauvres. Et il voit juste ! En seulement 3 semaines, les caisses du royaume sont renflouées à hauteur de 72 millions de livres, soit près d’1/4 du déficit de l’époque ! Voltaire applaudit ; le peuple de France compose des vers, de la prose et des chansons à la gloire du « bon père Silhouette ».
Mais tout cela n’est pas du goût des aristocrates et des financiers… Ces derniers lancent une véritable cabale à l’encontre du ministre. Etienne de Silhouette se retrouve la cible de railleries, et son nom, associé par l’élite à des mesures considérées comme tyranniques, mal construites et incomplètes, se transforme en un mot injurieux, synonyme de flou, d’approximation, de maladresse. C’est également ainsi qu’on se met à nommer un jeu répandu à la cour (et donc Silhouette lui-même est friand) consistant à découper des profils dans du papier noir.
Ainsi coalisées, l’aristocratie et les financiers décident d’aller plus loin. Ils réclament au roi non seulement de chasser ce ministre du pouvoir, mais que des mesures soient prises pour l’effacer de l’Histoire de France.
Déchu, Silhouette se retire dans son château de Bry-sur-Marne jusqu’à sa mort en janvier 1767. Privé de couleurs, de visage, d’épaisseur et de postérité, l’ancien ministre se métamorphose lui-même en une… silhouette.

Les encours du 10 avec PassiFlore

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Encore un mois que je n’ai pas vu -trop- passer et sans grandes nouveautés pour les Encours.
Je ne promets pas que je ferai mieux pour le 10 avril car je me surprends à ne plus tenir du tout mes promesses. Un signe de vieillissement ?

Mais comme l’Amitié n’attend pas, j’y vais 😉

Côté Citation :
« La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »
Déclaration des Droits de l’Homme de 1789

Côté Lecture :
Miss Islande de Audur Ava Olafsdottir -pardon pour les accents manquants- (vu chez Roseleen). J’ai bien aimé mais pas un coup de cœur
La cuisinière d’Himmler de Franz-Olivier Giesbert (conseillé par Marie-Clo). Contrairement à La goûteuse d’Hitler, cette lecture est drôle. Rouzane rebaptisée Rose, l’héroïne est courageuse et « chaude lapine » (!), elle n’a peur de rien ni de personne. Elle a la rancune tenace et réussit aussi bien un crime parfait que le flan au caramel d’Emma Lempereur, une de ses spécialités !
– Petit livret sur l’enfance de Sarah Bernhardt pour le Challenge « Textes courts » chez Lydia
– Relecture du Petit Prince et 2e lecture du Code 612. Qui a tué le Petit Prince ? Comme je ne sais pas faire les choses à moitié, j’ai passé un temps fou à la préparation d’un billet de lecture ICI
En rade : Manet, le secret qui je reprends de temps en temps
En cours (et presque terminé) : Au bon roman de Laurence Cossé, j’aime bien cette lecture malgré quelques longueurs dans certains chapitres.
Hier, j’ai commandé chez Momox L’ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle, signalé comme étant drôle par Kube clic
Entre temps, une petite lecture légère, Le chat qui volait une banque de Lilian Jackson Braun, petit bouquin comme neuf trouvé dimanche chez les Bouquinistes, pour 2 €

Côté Poésie :
J’ai bien aimé le défilé des Poètes pour le Défi du 20 février de PassiFleur 😆
Et wouaaa ! comme je vous ai toutes bluffées, hein ! -sauf l’Amie Lydia- J’suis assez fière de moi !

Côté Tricot :
– Je n’avais vraiment pas envie mais j’ai fini d’assembler mes carrés tricotés pour la couverture qui est partie rejoindre les autres tricots à donner en fin d’année aux Restos du Cœur
– Une série de bonnets : promis, Dame Uranie, j’arrête les brassières et les bonnets ! Mais finalement, il y en a tellement des bébés aux Restos du Cœur qu’il faut bien tout ça…

– Toujours en layette, j’ai commencé un pantalon 3 mois avec de la laine fine, une jambe après l’autre c’est plus difficile pour les faire exactement pareilles. La jambe gauche me demande beaucoup d’attention pour qu’elle soit identique à la droite ! Quand elle rentrera de ses vacances, Gene sera bien obligée d’assembler ce pantalon car je risque d’en faire un bonnet 😥

Edit de ce matin : horreur, malheur, va falloir que je détricote tout pour faire les deux jambes ensemble, j’ai eu beau noté les rangs et les diminutions, rien ne va 😥

Côté Activités :
– Quelques balades urbaines, dont une contrariée par les manifs du samedi, une rando urbaine- campagnarde, il faut recommencer en douceur !
– Projet cuisine : le plan est OK, la visite technique effectuée.
A faire : contacter les artisans. J’suis devenue Maître d’ouvrage et j’aime bien pas trop ça 😆
– Chasses aux petits cadeaux, de vacances, d’Anniversaires et de Noël. Une occupation à plein temps certains jours, le temps pressait et les idées ne se bousculaient pas.
– Un petit peu de cuisine et pâtisserie ! Si, ça m’arrive ! Et comme tout le reste, il m’en a fallu du temps pour tout prévoir et tout préparer. J’sais plus rien faire, j’suis débordée par un rien…
Des tartes « maison » aux fruits, rouges et d’hiver, crème pâtissière/Chantilly, c’est bon mais c’est long à préparer 🙄

Quant à mon gratin de macaronis « façon Bocuse », il a traîné presque deux heures dans le four. Donc pas super réussi mais bon quand même. Ce gratin n’attend pas, un peu comme un soufflé. Il faut le mettre au four au dernier moment. Du coup, je n’ai même pas eu le réflexe de prendre une photo.

Côté Bloguo :
J’ai découvert le blog de Caroline, une jeune Maman Lyonnaise clic
Elle vient de commencer à jouer au Silent Sunday d’Isabelle
Jeune maman, elle nourrit les petites mésanges pour amuser sa « pette boulette »
Elle adore l’artiste lyonnais Ememem celui qui « panse » les trottoirs lyonnais avec ses mosaïques.
Je crois bien que je pourrais être sa grand-mère vu nos différences d’âge !

Au revoir et au 10 prochain
on sera « en Printemps »

Code 612. Qui a tué le Petit Prince ?

Le « Maître du twist », à la plume poétique, ludique, surprenante, élégante, érudite -mais oui, tout ça parce qu’il le vaut bien !- en me charmant encore une fois, m’a quand même bien secouée 😆
Michel Bussi est sans conteste, depuis ses Nymphéas noirs, mon auteur favori. Classé comme écrivain de « polars », rien n’est vraiment noir dans ses romans, ses cadavres sont « propres » et cette fois même inexistants.
Quand même, il fallait oser ! S’attaquer à « mon » Petit Prince, en voilà une idée gonflée qui a titillé mon intérêt. Je ne lui reproche rien, je ne regrette rien. Et j’aime même assez beaucoup sa conclusion. Et si Michel Bussi avait raison ?…

Pour préparer ce billet, je me suis donc replongée avec délice, et un œil encore plus affûté, dans le chef d’œuvre de Saint-Exupéry ; j’ai mieux appréhendé ce conte et j’y ai encore découvert des détails qui m’avaient échappé. Si, c’est possible ! J’ai ainsi « noirci » 6 pages de mon cahier « Blog », en décortiquant chapitres après chapitres.

4e de couverture :
« Il est le livre le plus traduit au monde après la Bible, et l’un des plus vendus, conte étrange et fascinant.
Il est l’incarnation universelle de l’enfance, petit garçon blond, mordu mortellement par un serpent…
Mais la vérité est-elle aussi simple ? S’est-on vraiment déjà posé la question : « Qui a tué le Petit Prince ? » Saint-Exupéry n’aurait-il pas dissimulé l’identité de l’assassin dans son roman, lui dont la mort, quelques mois après la parution de son livre, reste tout aussi mystérieuse ?
Code 612. Qui a tué le Petit Prince ? passe en revue hypothèses, coupables et mobiles, pour enfin révéler la vérité stupéfiante sur le secret de Saint-Exupéry, et de son double de papier.
Si vous décidez de la croire… »

Michel Bussi signe une mise en abyme passionnante. Une requête haletante et poétique qui se déploie comme un jeu de piste doublé d’un hommage.

Dans son avant propos, Michel Bussi se/nous pose des questions auxquelles je n’aurais jamais pensé, même après mes nombreuses lectures du conte philosophique.
Et si le Petit Prince, ce livre universel, était en fait le testament spirituel de Saint-Exupéry ?
L’auteur lit entre les lignes et nous perd dans un dédale dont on ne sort pas indemne, certes, mais tellement rassuré sur la destinée du célèbre Aviateur, aussi rusé, semble-t-il, que son renard.
Comme dans chacun de ses romans, Michel Bussi ne renonce jamais à nous surprendre, à nous interloquer et c’est le souffle coupé qu’il faut aller à la fin de la lecture de ses livres pour pouvoir redire l’expression favorite du Commissaire Bourrel : « bon sang, mais c’est bien sûr » !

Sa version devient alors évidente et la réalité nous saute aux yeux. Et je préfère cent fois, mille fois, la vision de Michel Bussi !

Car tout est vraisemblable : l’astéroïde 612 (6-12, St-Nicolas, la Fête des enfants) a été aperçue une fois, en 1909, par un astronome turc. L’invisible, la rose, le serpent, le ciel et les étoiles, le désert, la mort, le mystère des disparitions et des corps évaporés, ces allégories renvoyant à des textes sacrés de la religion chrétienne.
Et tout au long de ces 230 pages, comme le Petit Poucet, le géographe-écrivain-poète cueille un à un les indices déposés dans les écrits de St-Ex et sème ses mots et ses vérités, comme des petits cailloux.
Michel Bussi choisit la Terre pour nous propulser à vitesse grand V sur 6 îles habitées par les 6 membres du Club B612, abandonnant le Cosmos et les 6 minuscules planètes du petit bonhomme tombé du ciel.
L’enquête sur le double « crime maquillé » du Petit Prince et de son père spirituel peut commencer.

Un jour, Oko Dolo, le businessman, maître du jeu, contacte Neven et Andie sur l’île de Riou où il habite, pour une mission très spéciale. Ensuite, ils reçoivent, à chaque étape, leur feuille de route et vont successivement à la rencontre de Marie-Swan, la vaniteuse, à Manhattan (USA), Moïses, le buveur, à Conchagüita (Salvador), Izar, le Roi, en Herminie (Ecosse), Hoshi, l’allumeur de réverbères, au phare de Djeddah (Arabie Saoudite) et enfin Stelo, le géographe, aux Bermudes, pour la fin du voyage et une chute (littéraire) vertigineuse et impensable !
Chacun des 5 premiers insulaires a sa théorie personnelle sur ces deux morts suspectes mais c’est Stelo qui a la preuve irréfutable que rien ne s’est passé comme l’Histoire l’affirme depuis 70 ans…