Premier sang

Titre du 30e et dernier roman paru d’Amélie Nothomb, chez Albin Michel, et récompensé par le Prix Renaudot 2021. (172 pages)

Un prix littéraire convoité.

Alors, hop hop hop, un p’tit tour sur mon moteur de recherche favori pour revoir la définition du Renaudot. Créé en 1925 par dix critiques littéraires attendant la délibération du Goncourt, réunis au restaurant parisien Drouot. Le Renaudot est une sorte d’anti-Goncourt. Il porte le nom de Théophraste Renaudot, fondateur de La Gazette, en 1631, le premier journal français.

Pour ce Prix, Amélie Nothomb a été élue au 2e tour, avec 6 voix.

4e de couverture :
« Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre ».

Ca faisait un moment que je n’avais pas lu un Nothomb. A 55 ans, la dame aurait elle perdu sa drôlerie et sa cruauté littéraire ?

Je me suis bien ennuyée en lisant l’histoire de la vie -romancée- de son père, Patrick, de son enfance à sa carrière de diplomate. Une enfance difficile qui lui a forgé le caractère et donné la volonté de réussir une carrière que l’on peut qualifier de prestigieuse.

Loin d’être d’accord avec les critiques qui ont salué Premier sang, j’ai toujours autant de mal à comprendre les choix des Jurys ! Histoire de mode, de fric, d’influence ? Ca me conforte dans ma façon de penser et ma volonté à ne pas lire illico ces livres primés 🙄
Dans ce conte -pourquoi un conte ?-, aucune originalité ; l’écriture est ordinaire, sans saveur, sans couleur, et je suis restée sans stupeur ni tremblement !

Sauf une jolie définition de la Poésie, à la page 59 :
« 
– C’est de la poésie…
– C’est bien ou pas ?
La question me stupéfia. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse approuver ou non la poésie. La poésie, comme le mauvais temps, les jours fériés ou les soldats de plomb, existait. Elle était une réalité avec laquelle il fallait composer… »