Challenge « Textes courts » chez Lydia

La sortie très médiatisée du dernier roman de Michel Houellebecq, vendredi dernier, me pousse à parler d’un recueil de poèmes de cet auteur qui m’a laissée plutôt pantoise.

Malgré sa popularité, je n’ai jamais cherché à lire un seul de ses romans. Et si les contenus sont à l’image de ses poèmes, je ne regrette rien !

Catégorie : Poésie
Nom de l’auteur : Michel Houellebecq
Titre : La poursuite du bonheur
Nombre de pages : 92 pages

Laquelle de ces poésies choisir ? Moi qui aime me laisser emportée par des mots qui chantent et m’enchantent, je n’en ai trouvée aucune qui me transporte dans le bonheur du rêve et de l’imaginaire.
Depuis des mois, je reprends ce recueil sans arriver à me décider. Je me fie donc au choix de Librio

4e de couverture :
« Je ne jalouse pas
ces pompeux imbéciles
Qui s’extasient devant
le terrier d’un lapin
Car la nature est laide,
ennuyeuse et hostile ;
Elle n’a aucun message
à transmettre aux humains…

Maîtrisant à la perfection la forme classique sans toutefois s’embarrasser des modes, Michel H. met en scène dans ses poèmes un quotidien à la fois contemporain et urbain. Ses vers nous parlent de lui, de chacun d’entre nous. Ils tutoient l’universel, plaçant ainsi leur auteur tel un Villon de la modernité, au rang des grands poètes populaires.

Page 20, je retrouve la suite de cette poésie intitulée Nature

… Il est doux, au volant d’une puissante Mercédès,
de traverser des lieux solitaires et grandioses ;
Manœuvrant subtilement le levier de vitesses
on domine les monts, les rivières et les choses.

Les forêts toutes proches glissent sous le soleil
et semble refléter d’anciennes connaissances ;
Au fond de leurs vallées on pressent des merveilles,
Au bout de quelques heures on est mis en confiance
;

On descend de voiture et les ennuis commencent.
On trébuche au milieu d’un fouillis répugnant,
d’un univers abject et dépourvu de sens
fait de pierres et de ronces, de mouches et de serpents.

On regrette les parkings et les vapeurs d’essence,
l’éclat serein et doux des comptoirs de nickel ;
Il est trop tard. Il fait trop froid. La nuit commence.
La forêt vous étreint dans son rêve cruel. »

Et bien, ma foi, je n’ai pas « vibré » 🙄 Tel un Villon de la modernité ? Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas !